Hélène Caussignac


La Vie est belle !

Quand on entend cette expression, on a tout de suite tendance à adhérer ou pas en fonction de notre vécu du moment. Si tout va bien dans ce que nous nommons notre vie, c’est « oh oui, la vie est belle ! » et si ça n’est pas notre ressenti du moment, ce serait plutôt « bof, ça dépend pour qui ».
Eh bien non, justement, ça ne dépend pas. La Vie est belle pour tout le monde, même si nous ne savons pas assez souvent nous en rendre compte. Parce que la Vie, ce n’est pas ce qui se passe dans notre quotidien. Notre quotidien n’est que le contenu, les expériences que nous vivons. La Vie est bien plus large que ça.
La Vie est l’énergie qui nous permet de vivre ces expériences.
La Vie est le miracle qui permet à une cellule unique de se diviser à chaque instant autant de millions de fois que nécessaires pour fabriquer les millions de cellules qui composent notre corps, ainsi que tout élément vivant de chaque forme de Vie qui existe. La Vie est le miracle qui permet à toutes ces cellules de s’agencer ensemble de manière infiniment intelligente pour nous permettre de faire l’expérience de ce que nous nommons de manière si restrictive « notre vie ».
La Vie est le miracle qui fait s’ouvrir les fleurs aux premiers rayons du soleil matinal, celui qui fait naitre un être humain unique et d’une complexité infinie à partir de deux minuscules cellules invisibles, et celui qui permet au cosmos et à l’univers d’exister et de fonctionner.
La Vie est le miracle qui agence tous les éléments physiques et énergétiques des mondes minéral, végétal, animal, humain et cosmique, et qui nous permet de naitre, respirer, marcher sur cette Terre et en admirer les innombrables splendeurs.
La Vie est merveilleuse !
Élargissons notre vision des choses et connectons-nous à sa magie !


Il n'y a pas de fin heureuse

Je songeais aujourd’hui, au cours d’une promenade au bord de mer, au concept de fin heureuse. Dans les romances, elle est – presque – incontournable et une grande partie du lectorat l’attend sans même se poser la moindre question dessus et, même s’il s’en défend, serait choqué par un manquement à cette sorte « d’obligation de résultat ». Mais pourquoi cela ? Au bout d’un moment de réflexion intense, une idée s’est détachée du lot.
Si on veut, on attend, on espère une fin heureuse à tout, c’est peut-être simplement parce qu’on est programmé pour chercher des certitudes. On est programmés pour penser que le bonheur (Christophe Mae le chante très bien avec « il est où le bonheur ? » ;)) est ailleurs. Ou, au mieux, devant nous. Quand on aura atteint tel ou tel but, quand on aura enfin fait la rencontre qui changera notre vie, ou qu’on aura obtenu ce qu’on estime nécessaire à notre bonheur. Et on est donc programmés pour attendre…
Mais attendre ne rend pas heureux, au contraire. Car quand on attend, bien sûr, on espère la « fin heureuse », mais souvent, on y pense de la manière inverse. Normal, car on l’imagine dans le futur, évidemment, cette fin. Et dans le futur, on n’y est pas encore. Alors, on imagine comment elle va arriver. Dans le meilleur des cas, on se fait des films tout seul, ce qui déjà, n’est pas très productif mais dans le pire… eh bien, on imagine… le pire. Car en espérant cette fin heureuse, on la cristallise dans son mental, et on l’espère tellement qu’on imagine tout ce qui va l’empêcher de se produire.
Cette manière d’appréhender les choses empêche de profiter de la vie qui se déroule maintenant et qui, pourtant, construit le futur à chaque instant. Et c’est déjà dommage certes. Mais en plus, le scoop derrière tout ça, est encore plus énorme… car en analysant un peu, on se rend rapidement compte qu’il n’y a pas, jamais, de fin heureuse… et, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ça n’est pas du tout un excès de pessimisme, bien au contraire. Car s’il n’y a pas de fin heureuse, c’est tout simplement parce qu’il n’y a pas, jamais, de fin. Tant qu’on est en vie, la vie bouge, avance et construit. La fin d’un jour est le début d’un autre... et ainsi, pour toujours !
Alors, il suffit juste d’arrêter d’attendre des fins dans nos vies, heureuses ou pas, pour simplement vivre, vivre chaque jour comme unique puisque qu’aujourd’hui est, forcément et pour toujours, le premier jour du reste de nos vies…
Ça n’empêche bien évidemment pas de se faire du bien en lisant des tonnes de fin heureuses dans les romances qu’on affectionne, ou de verser une larme en les regardant au cinéma… et ça ne m’empêche pas, bien sûr, de les écrire pour mon plus grand plaisir… et le vôtre, je l’espère ! ;)


De l’érotisme… mais encore ?

On ne contrôle pas plus l’inspiration dans l’écriture que le flux constant d’évolution dans la vie. La mienne change au fil du temps et depuis un moment déjà, je n’écris plus vraiment dans un style défini, ou du moins, je ne parviens pas à faire rentrer mes écrits dans un genre existant (pas pratique pour publier sur Amazon puisqu'il faut en choisir un ;)) ).
Difficile donc de répondre à la question que beaucoup de lecteurs me posent : « vous écrivez dans quel domaine ? ».
J’écris dans le domaine de la vie.
Parce que l’érotisme a le vent en poupe mais que tout ce que j’ai pu lire ne m’a pas vraiment transportée plus de quelques minutes. Parce que celui auquel se conforment beaucoup d’auteurs, par ailleurs très talentueux, est malheureusement, comme toute chose passée au grand public, plus commercial qu’imaginatif. Et relève plus souvent du sexe que de l’érotisme, sans qu’on puisse bien faire la différence.
J’aime l’érotisme en tant qu’art. Mais j’aime plus encore approfondir les choses. Et comprendre ce qui se joue d’humain dans la rencontre érotique. Aborder le côté cérébral trop souvent ignoré, la magie de la rencontre et les raisons qui créent ou pas cette magie.
Alors, j’écris des histoires où l’érotisme tient une part belle car il s’agit de rencontres de type « amoureuses » ou tout au moins sexuées. Mais où il permet, surtout, de passer derrière le rideau, dans les coulisses des motivations humaines, dans les raisons profondes de l’envie toujours renouvelée qu’on a, en tant qu’humain, de s’unir à un autre, différent de soi et pourtant aussi semblable.